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08-02-2012
 
 
Toute l'histoire du Scherzo
Le retournement du Scherzo Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Un parallélépipède de bois, parfaitement angulé est construit autour de la coque.

Aux angles porteurs, qui serviront de points de giration, des équerres d’acier seront boulonnées. (Merci Alexandre)

Le grand moment, tant attendu, du retournement se fera le 22.03.08.

Les journalistes sont présents et la secrétaire d’état, Brigitte Grouwels, responsable du port de Bruxelles, nous fera l’honneur d’assister à cet évenement.<

Le hangar qui protège la construction est démonté.

Le camion grue d’un de nos membres est sur place. Merci Hubert et ton association Robin Hood.

Notre construction peut arborer depuis quelques jours le logo de notre région !

Derniers préparatifs ! La tension monte.

Voilà ! Il tourne sur ses pieds

Le voici sur son flan. (Vue de l’intérieur)

Stabilisé sur son flan

Quelques membres d’associations participantes : Wijk en Vorming centrum Molenbeek

Le voici à l’endroit... finalement !

 
Le recouvrement de la coque du Scherzo Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

L’équerrage enfin terminé, nous pouvons envisager de recouvrir cette magnifique structure des panneaux en contreplaqué marin en acajou.

 

Avant de faire le collage quelques travaux préliminaires sont nécessaires dont le percement de l’endroit du passage de l’aileron de safran,

Mais aussi de réaliser les anguilliers dans les varangues.

(Passages pour que l’eau qui serait contenue dans la coque puisse être ramenée à l’endroit le plus bas de la calle pour permettre son évacuation via une pompe)

 

Le collage du 1er Bordé : le bordé de fond

Dans le but de pouvoir exercer une pression lors du collage au centre des panneaux, un ensemble de planches en bois blanc a été assemblée par collage en leur donnant une cambrure.

 

Lorsque le collage de ce bordé sera définitif, les serre joints sont ôtés et les bords seront mis dans le plan des serres de bouchain.

Nous pouvons à présent attaquer les bordés intermédiaires.

Des panneaux de 12 m de long, cela n’existe pas. Nous assemblerons par scarf, comme pour les lisses et serres, 4 panneaux pour réaliser un bordé de 12 m.

Les panneaux à coller sont placés verticalement selon une ligne horizontale. La colle est mise sur les scarfs et pressés entre eux par des gites verticales cambrées.

Ci-dessus, le 4éme panneau n’est pas encore assemblé. On distingue un bord scarfé.

 

Les bordés moyens tribord et bâbord sont en attente d’être mis ‘à blanc’ sur la structure.

 

On remarque que les bordés dépassent largement de la structure. Nous les redéposeront pour les recouper avec une marge de 1cm de chaque côté.

Nous constatons aussi que pour exercer une pression maximale sur les bordés à la hauteur de l’étrave, que nous ne pourrons pas mettre des serre joints car ils glissent.

Pour remédier à cela des coins en bois sont collés sur les bordés pour reprendre les angles et permettre un serrage efficace.

Ci-contre, nous apercevons sur le bordé la reproduction des emplacements ou viendra la colle.

Cela permet aussi de réaliser les trous de passage des visses.

Ci-dessous les deux bordés enduits d’époxy, prêt à être collés.

 

 

Nous étions une bonne dizaine pour faire le collage. Merci à tous.

Ci-dessus les bordés que nous serrons contre la structure de l’étrave.

Le résultat :

 

La figure de proue !

 

Nous procèderons d’une manière identique pour la réalisation des deux bordés supérieurs : collé et vissé.

Nous avons presque terminé cette étape de la construction. Il nous reste la stratification, l’enduisage, la mise en couleur et... Le retournement de la coque pourra se faire.

 

 

 

La coque est stratifiée avec de l’époxy et du tissu pour la protéger de l’humidité.

Elle est poncée et des rubans d’époxy de moins d’1 mm sont déposé sur la coque d’une manière longitudinale grâce à un outil maison.

Les cordons serviront de guide pour la spatule lors de l’enduisage époxy final.

L’outil : une cornière d’alu avec un petit trou sur sa base. De l’époxy est déposé devant l’ouverture lorsque l’outil est placé sur la coque. L’outil racle de l’époxy déposé sur la coque et reprend l’excédent.

Après plusieurs WE ou successivement de fines couches d’époxy seront mises, nous obtenons la surface prête à peindre. La coque aura été poncée 7 fois !

Nous décidons de reporter la phase peinture lorsque le voilier sera prêt pour la mise à l’eau en 2009.

Nous nous préparons maintenant au retournement de la coque.

Fin de la 1ére phase, début de la seconde

 
La structure de la coque du Scherzo Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Sur base du plan, nous construisons le gabarit de l’étrave. 4m de long!

Remarquez l’ensemble de blochets fixés de part et d’autre de ce gabarit.

Des feuilles d’acajou d’environ 5mm vont être collées une à une pour suivre la courbure du gabarit et obtenir l’épaisseur désirée. Les blochets permettront d’exercer la pression nécessaire au collage via des serre-joints. Cette technique se dénomme le lamellé collé.

L’étrave ainsi réalisée, nécessite l’ajustement des têtes des cloisons dénommées les varangues. (Pièces de bois massif en iroko et qui forme la base du fond de la coque).

Pour augmenter la rigidité entre les cloisons pour réaliser ce travail, les premières lisses en acajou massif sont fixés temporairement dans les logements prévus dans les cloisons.

Ci-dessus, nous apercevons parfaitement les logements destinés à recevoir les éléments structuraux longitudinaux : les lisses.

Seules deux lisses sont déjà visibles.

L’étrave est déjà modelée. Elle est plus large à la hauteur du pont qu’à la ligne de flottaison. Elle est prête à recevoir les lisses qui devront s’encastrer en elle.

 

Le bateau faisant 12 m, les lisses et serres auront une longueur quasi équivalente. Trouver du bois d’une telle longueur est difficile à trouver. C’est par assemblage de 4 longueurs de 3 m que nous obtenons les longueurs voulues. La technique d’assemblage de ces morceaux s’appelle des sarfs.

Ci-dessus, des longueurs de 3 m scarfées. (Biseautées)

 

Ne pas oublier d’interposer du kraft ou des feuilles de PVC pour éviter le collage des cales

Si les encoches destinées à recevoir les lisses et serres sont réalisées dans toutes les cloisons, celles qui doivent recevoir ces éléments dans l’étrave ne peuvent être réalisées que lorsque l’étrave est mise à sa place définitive. L’angle de pénétration des lisses et serres sont déterminés par la fabrication en bois blanc de copies conformes des têtes des lisses et serres. On ne peut pas se permettre de se tromper.

La réalisation des emboîtements (3plans différents) est faite à la scie à main et ciseau à bois.

La serre de bouchain tribord et une première lisse sont maintenant collées à l’époxy.

Le coté bâbord est également réalisé en même temps pour que les tensions soient identiques de part et d’autre de l’ensemble.

Un hangar avec chauffage au pétrole a été fabriqué à l’intérieur du hangar de Tour & Taxi.

 

Préparation du collage d’une lisse. Un jeune nettoie à l’acétone les encoches. Des morceaux de tape ont été placés pour recevoir les débordements de colle.

Collage de la serre bauquière. Serre qui fera partie de la liaison coque et pont.

La colle : une opération fastidieuse. Les proportions base/durcisseur sont pesées au gramme près sur une balance. La température d’utilisation est de minimum 15°.

Les lisses et serres bien collées, l’équerrage de l’ensemble peut débuter. Les serres de bouchains demanderont le plus de travail. Elles seront les angles vifs de la coque.

 
Le début de la coque du Scherzo Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Sur le marbre de base un ensemble de madriers vont être fixés solidement et parallèles entre eux pour obtenir le marbre définitif.

 

A chaque madrier correspondra une future cloison ! Il va de soi que l’emplacement de ces madriers doit respecter au mm près les données de l’architecte.

Sur ces madriers seront fixés les cloisons. Ils seront désolidarisés du bateau après le retournement de la coque.

Le marbre définitif terminé, toutes les cloisons sont fabriquées et ajustées. Sur la photo, une cloison avec la découpe de la porte d’accès aux toilettes.

Une étude attentive des plans est requise. Toutes les cotes sont sur base du plan imaginaire de la ligne de flottaison et de la ligne de foi du bateau.

 

 

Les premières cloisons commencent à être mises en place. C’est le bonheur. On commence à découvrir les espaces et aménagements.

 

La fixation des cloisons sur le marbre requiert un soin tout particulier. Elle doit répondre à trois critères :

  • Un alignement par rapport à la ligne de foi.
  • Un alignement par rapport au plan de la flottaison. Des pattes ont été prévues sur les cloisons pour avoir un certains jeux pour les régler en hauteur (Voir photos).
  • Respecter la verticalité de chaque cloison.

 

 

Le travail continue. Photo de droite, toutes les cloisons sont mises. Des bois blancs reliant longitudinalement les cloisons, sont fixés pour assurer la verticalité et le parallélisme des cloisons entre elles.

 

Sportifs cérébraux en pleine action et une vue d’ensemble du travail accompli. Des mois d’acharnement patient pour obtenir ce résultat.

 

Prochaine étape: l’étrave et les lisses

 
La base pour la construction du Scherzo Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Après plusieurs mois de mise en place et de préparation, nous pouvons commencer la construction.

Il faut savoir :

1. Qu’un bateau se construit à l’envers, car c’est le placement de la coque qui est l’élément le plus lourd à fixer sur les membrures (arêtes structurales du bateau).

2. Deux plans de référence sont nécessaires pour la construction :

  • Le plan de la flottaison. Plan parfaitement horizontal. Dans les photos qui suivent, nous construirons un plan horizontal dénommé : le marbre
  • Le plan longitudinal (ligne de foi du bateau dans sa longueur).

 

 

3. Toutes les cotes qui se trouvent sur les plans de construction de l’architecte font référence à ces deux plans imaginaires.

 

Le sol de notre quai n’est pas horizontal. Nous réalisons des pièces en acier qui seront réglables en hauteur par rapport au sol.

 

 

 

Sur les supports d’acier, des gîtes ont été placées et délimitent le contour extérieur du bateau.

Marbre de Base: Ce cadre de bois sera mis avec une précision absolue à l’horizontal. Il est un plan parallèle à celui de la ligne de flottaison. Il sera le plan de référence pour calculer toutes les hauteurs des cloisons verticales.

 
... et des voiles
IMG_1426.JPG
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